|
Depuis plus de dix ans à Phnom Penh, travaillant comme manager, j’ai connu ma femme sur notre lieu de travail commun, « Le Casablanca », célèbre restaurant gastronomique marocain, tenu à l’époque par un couple de jeunes marocains.
Ce restaurant, dont le bâtiment a été conçu par un architecte français, a eu un énorme succès, d’une part grâce à sa décoration, authentiquement marocaine mise en œuvre par une décoratrice d’intérieur, d’origine libanaise, et ensuite, par le choix de plats rigoureusement authentiques et raffinés. Il faut préciser que le chef était originaire de Casablanca. Le personnel en place, de différentes origines (Cambodge, Thaïlande, Chine, Maroc et France) a largement contribué à l’essor de ce superbe restaurant, aujourd’hui disparu.
Mon épouse cambodgienne a très vite appris au contact de ces professionnels à cuisiner et à maîtriser la large palette des saveurs raffinées de la cuisine méditerranéenne.
Etant moi-même issu de cultures mélangées, j’ai apprécié l’apport de ces professionnels. Comme pour toutes les affaires, un jour, ils sont allés vers un autre destin C’est alors que le Casablanca a commencé à ne plus être le Casablanca. C’est ce qui nous a poussé à créer le Tamarind, qui devenait ainsi, l’enfant du Casablanca.
C’était délicat de refaire un restaurant typiquement marocain ou français, même si la demande à l’époque était forte. Nous avons senti qu’il fallait créer un établissement différent, qui offre une cuisine de qualité en travaillant les saveurs et en privilégiant l’accueil et le sourire.
Comme la Méditerranée qui baigne plusieurs pays, elle n’appartient pas à un pays particulier. Le Tamarind d’aujourd’hui en est l’exact reflet.
the Tamarind
|